La secrétaire générale du Parti de l’équité et de la proclamation (PEP), Naïma Salhi, a réagi, aujourd’hui, au sujet des démissions massives ayant touché la section  de sa formation politique de Constantine. A l’instar de tous les responsables politiques algériens dans cette situation, elle évoque un complot.

Le bureau du PEP de Constantine a vu le démission de 14 membres de la section de Constantine, enfonçant un peu plus un parti largement décrié pour ses positions rétrogrades et opportunistes. La chef de file de ce parti, Naïma Salhi, n’a pas tardé à réagir tant le coup est dur à encaisser pour une si petite formation. Elle a évoqué une complot orchestré par un parti adverse, une main étrangère au parti, pour s’inscrire dans le registre conspirationniste des responsables politiques algériens, qui évoquent à chaque revers des manipulations, des complots ou encore la fameuse main étrangère.

«Un parti, dont je ne citerais pas le nom, tente actuellement de déstabiliser notre formation politique et ce, à travers des opérations de soudoiement», a-t-elle affirmé, avant d’ajouter que «plusieurs cadres se sont vu proposer des sommes alléchantes afin qu’ils quittent le parti et rejoignent les rangs de cette formation adverse qui leur fait miroiter également la possibilité de se présenter sous sa bannière aux prochaines échéances électorales ».

La démission de Samir Djaffari, cadre responsable au bureau régional de Constantine, est le résultat de pressions internes, a-t-elle dit, car ce dernier a échoué dans la gestion du parti au niveau régional. «Les autres noms présents sur le manifeste de démission sont des inconnus», a-t-elle souligné.

Mme Salhi  n’a pas manqué, par ailleurs, de fustiger Ali Benflis qui serait à l’origine des problèmes que rencontre actuellement son parti. Il faut dire que le PEP était un allié d’Ali Benflis aux présidentielles de 2014, avant de  tourner casaque et de participe aux concertations qui ont précédé l’élaboration du texte de révision de la constitution, puis voter en sa faveur.

Les relations sont actuellement très tendues entre Benflis et Salhi. Cette dernière a d’ailleurs tenu à clarifier sa ligne de conduite, indiquant que  sa formation ne s’est nullement engagée dans un processus de collaboration de longue durée avec Benflis et que son alliance avec le candidat aux présidentielles de 2014 n’était que conjoncturelle.

Massinissa Mansour