Les journaux ferment les uns après les autres. Le quotidien arabophone El Ahdath paraîtra, aujourd’hui, probablement pour la dernière fois. Le journal a en effet annoncé, de manière brutale, à ses employés qu’il ne pourra plus les payer dès le 16 février.

C’est ce qu’indique une note affichée à l’entrée du journal et que les salariés, au nombre de 34 permanents et d’une vingtaine de collaborateurs, exhibent aux journalistes. «La direction ne nous a même pas donnés un préavis », se désole un employé rencontré dans la maison de la presse Tahar  Djaout. «Tu travailles durant 13 ans et un matin, tu apprend que tu ne travailleras plus», dit un autre, le visage fermé.

Le gérant de l’entreprise, interrogé dans les locaux du journal, estime que la situation du journal ne permet plus de payer les salaires. Il explique cela par l’absence de la publicité étatique, seule source de revenu pour le journal.

Comme El Ahdath, des dizaines de petits journaux, qui vivent exclusivement de la publicité institutionnelle, risquent de mettre la clé sous le paillasson. Des dizaines d’emplois risquent également de disparaître dans la foulée.

Essaïd Wakli