Les services concernés au niveau du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales préparent le terrain pour l’élaboration de cartes grises et de permis de conduire biométriques. Comme pour la carte d’identité et le passeport biométriques, ces deux nouveaux documents peuvent ouvrir la voie à d’autres applications.     

En effet, c’est le directeur général des ressources humaines au ministère, Abdelhalim Merabti, qui s’est exprimé sur le sujet, affirmant, en marge d’une rencontre de formation sur la « modernisation du service public et valorisation de la ressource humaine locale », tenue à Alger. Il a ainsi indiqué que les services compétents ambitionnent de remplacer les anciennes cartes grises et les permis de conduire par une version biométrique, à l’instar de ce qui se fait dans la majorité du monde.      

Concernant les possibilités qui s’offrent aux futurs détenteurs de ces documents, nous nous sommes penchés sur ce qui se fait chez nos voisins marocains. Dans le royaume chérifien, la modernisation de ces documents a ouvert la voie à l’apparition de plusieurs applications incluses dans ces cartes. Ainsi, les chauffeurs de véhicules de transport public ou privé n’ont pas besoin de se munir d’un document d’attestation d’assurance, car il est possible pour les agents de l’ordre de savoir si le véhicule est assuré ou non juste en passant la carte grise dans un lecteur de carte.

Pour faciliter et décongestionner la circulation dans les ville et sur les autoroutes, ces documents biométriques permettent aux Marocains de payer le tram, le bus et le droit de passage à l’entrée des autoroutes. À ce titre, il suffit de recharger sa carte grise, tout comme on le ferait pour son téléphone, pour pouvoir payer tous ces services.

Une application est également incluse dans la carte grise permettant d’avoir un historique complet du contrôle technique.

Massi M.

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