Alors que les frontières entre les deux grands pays maghrébins, l’Algérie et le Maroc, demeurent fermées, Abdelaziz Bouteflika a adressé une correspondance aux chefs d’Etats de la sous-région à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la création de l’Union maghrébine (UMA).

Dans ce courrier, Abdelaziz Bouteflika parle d’intégration maghrébine et de solidarité. «Je saisis cette occasion où sont réaffirmées les aspirations des peuples maghrébins à l’intégration et à l’unité, pour vous réitérer la ferme détermination de l’Algérie à poursuivre l’action commune avec tous les pays maghrébins pour consolider ce projet historique», écrit le président algérien. Il ajoutera que «ce projet constitue un jalon essentiel et demeure le cadre idoine de l’intégration et d’une concertation fructueuse à travers l’accélération de la modernisation des structures de notre union, le développement de ses institutions et la révision du plan d’action suivant une approche globale et étudiée et dans le même esprit de solidarité et d’optimisme qui a marqué le sommet de Marrakech».

Ce constat intervient alors que les frontières entre les deux pays demeurent fermées. Pis, malgré les appels du pied du Maroc pour les ouvrir, l’Algérie reste impassible. Elle conditionne cette ouverture par plusieurs facteurs, à commencer par l’arrêt de la contrebande et la cessation du flux des drogues qui envahissent le territoire algérien.

De part et d’autre de la frontière, des populations continuent pourtant d’entretenir des liens familiaux et commerciaux. Des politiques des deux cotés continuent de réclamer cette ouverture. Même si certains croient sérieusement que celle-ci profitera d’abord aux Marocains.

Essaïd Wakli