Le parti français d’extrême-droite, le Front National (FN), a, de nouveau, fustigé les hommes d’affaires de son pays de plus en plus nombreux à vouloir investir en Algérie. Ainsi, après Marine Le Pen, présidente de ce parti néo-fasciste, qui, en novembre 2014, a qualifié d’inconcevable le déplacement des ministres Fabius et Macron en Algérie, à l’occasion de l’inauguration de l’usine Renault, c’est au tour du secrétaire général de la même formation politique, Nicolas Bay, de mettre à l’indexe ces investissements.

Dans un communiqué publié le 18 février 2016 sur le site officiel du FN, Nicolas Bay affirme que le gouvernement français tente de lutter contre le chômage en Algérie, à l’heure où est constaté en France «l’effondrement de l’emploi, lié aux délocalisations massives et aux politiques d’austérité budgétaire, génère un chômage de masse».

Faisant allusion à la probable implantation en Algérie du groupe PSA-Peugeot-Citroën qui compte, lui aussi, suivre l’exemple de Renault en ouvrant un site de production, Nicolas Bay a estimé que «ce second projet d’implantation d’un grand groupe automobile français à l’étranger constitue un véritable affront pour tous les Français qui peinent à trouver ou retrouver un travail».

Pointant du doigt cette stratégie économique, qualifiée de «néfaste » pour la France, le SG du FN a souligné que «le gouvernement de Manuel Valls, soumis aux injonctions bruxelloises, reste impuissant face aux délocalisations qui ruinent à petit feu notre puissance économique. Subissant les politiques européennes les plus néfastes, notre économie affronte la concurrence des pays hors de l’Union Européenne mais aussi une concurrence interne à l’Union, sur la base du moins-disant salarial et social».

Nourhane S.

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