Un enseignant de charia du lycée M’hamed Issiakhem de Chéraga, à Alger, a tenus des propos ahurissant à des adolescents qui témoignent autant d’un profond sentiment de misogynie que d’un incommensurable crétinisme scientifique.        

 En se prenant pour le paléontologue qu’il est loin d’être, cet instituteur, qui a pour mission d’enseigner les préceptes de la religion musulmane à ses élèves, s’est livré à une dérive dangereuse qui embarque des adolescents dans les méandres d’une pensée misogyne de plus en plus prônée dans notre société.

«Au temps de la « jahiliya », la période prè-islamique, la femme était traité comme un animal, une moins que rien. De récentes recherches scientifiques ont révélé que c’était vrai, la femme est un animal, elle descend des primates, contrairement aux hommes qui eux ont été créés dans la plus parfaite image», c’est le discours stupide et dangereux tenu à des dizaines d’élèves parmi lesquelles une majorité de filles. Dans la salle, les garçons, avec l’esprit taquin caractéristique de cet âge, jubilaient, pendant que les pauvres filles étaient choquées par les propos ahurissant de ce charlatan aussi débile qu’indélicat.

Plus qu’une anecdote, cette histoire nous met devant une réalité amère de notre société misogyne qui fait monter sur les estrades des militants salafistes qui endoctrinent nos enfants et leur dispensent d’incroyables contre-vérités scientifiques. Elle démontre également que l’école est livrée à elle-même et que ses responsables n’ont rien retenu des leçons du passé qui a vu cette institution devenir une pépinière de terroristes.

Mohamed F.    

 

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