Le journaliste Mohamed Chergui, travaillant pour le compte du quotidien gouvernemental El Djamhouria, va être jugé ce matin. Reporters sans Frontières (RSF) exprime à cet effet toute son inquiétude. Surtout que le journaliste a été déjà condamné à une année de prison et 200 000 DA d’amende.

«La condamnation d’un journaliste à une peine de prison ne peut pas être décemment envisagée, déplore Yasmine Kacha, responsable du bureau Afrique du Nord de RSF. La notion de blasphème ne saurait constituer une exception à la liberté d’expression en général, et à la liberté d’informer en particulier. Nous appelons donc les juges de la Cour d’appel à innocenter Chergui», écrit l’organisation dans un communiqué. L’organisation de défense des journalistes demande, par conséquent, la relaxe du journaliste.

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Mohamed Chergui a été accusé par sa rédaction de «blasphème» pour avoir travaillé sur un livre qui évoque la vie du prophète.

Essaïd Wakli