La résistance des  femmes durant la décennie noire, et leur refus de céder aux pressions du courant extrémiste et rétrograde, est au centre des débats qui se tiennent, dans le cadre du forum international des femmes résistantes, du 22 au 24 février, à Constantine.

La conférence qui a eu lieu, hier lundi 22 février, a vu l’intervention de la cinéaste et écrivaine Hafsa Zinaï-Koudil, qui a tenu à rappeler le rôle prépondérant de ces femmes qui se sont opposées aux obscurantistes et à la barbarie des bourreaux des années de sang, « De très nombreuses femmes ont payé le prix fort et d’autres ont laissé leur vie en s’opposant au rouleau compresseur de l’idéologie intégriste qui a ébranlé le pays », a-t-elle rappelé.

L’intervention de Mme Koudil est un plaidoyer pour le maintien de ces épisodes dans notre mémoire collective. « Les sacrifices de toutes ces femmes nous interdisent l’oubli », a-t-elle dit pour réaffirmer que l’Algérienne a été de tous les combats durant les années 90, et a payé son combat de sa vie.

L’une des plus emblématiques d’entre elles est incontestablement la jeune Katia Bengana, qui a fait barrage aux injonctions liberticides des islamistes, en refusant de porter le voile, payant son acte de bravoure de sa vie.

Hafsa Zinaï-Koudil a également mis en garde contre les dérives de certaines télévisions privées qui se livrent à une entreprise de destruction de l’image de la militante algérienne qui n’hésite pas à faire don de soit pour la patrie, pour la liberté et pour la démocratie.

M.M.