Essais nucléaires français/ L’indemnisation des victimes algériennes et polynésiennes remise aux calendes grecques  

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La France tourne une nouvelle fois le dos aux victimes de ses essais nucléaires et se dérobe à ses responsabilités envers ces milliers de gens qui peinent à se faire indemniser.

Embarrassée par les conséquences de sa politique du «tout nucléaire» s’inscrivant dans un cadre international marqué par la guerre froide durant les années 50 et 60, la France se trouve dans une position délicate tant la politique mené et contraires aux principes qu’elle défend.

Cela c’est reflété une nouvelle dans le discours prononcé, le 22 février, par François Hollande lors de sa  visite à Tahiti. Le président français a promis que «les charges du service d’oncologie de l’hôpital de Papeete seraient désormais endossées par l’État, ajoutant que «les derniers travaux de dépollution des sites nucléaires seront bientôt achevés». Concernant les indemnisations,  le président est resté très vague en déclarant qu’il fallait «procéder à des ajustements pour les faciliter».

En clair, les autorités françaises disent, après des décennies de tergiversation, qu’elles sont disposées à reconnaître les  effets sanitaires de ses essais nucléaires sans pour autant mettre la main à la bourse. Aucune promesse n’a été fait à ce sujet.

Le discours de François Hollande éclaire également sur le sors des dossiers d’indemnisation des Algériens souffrant des effets des essais nucléaires de Reggane (1960-1961) et du Hoggar (1961-1966). Pour se faire une idée, le Comité d’indemnisation des victimes d’essais nucléaires qui s’occupe des victimes des essais nucléaires français en Polynésie et en Algérie dans les années 1950-1960, créé par la loi dite Morin, a reçu 1024 dossiers de demandes d’indemnisation. Seuls 19 d’entre eux ont été retenus. «Des risques négligeables», affirment-ils en guise de réponse aux victimes en quête d’indemnisation.

M. Mansour