Une intervention militaire étrangère est imminente en Libye, pour ne pas dire qu’elle est en cours . Après l’annonce des frappes américaines sur des bases de commandement de Dasch, c’est autour de soldats français d’élite d’entrer en action à l’est de ce pays.

Le gouvernement libyen, basé à Tripoli, a confirmé, jeudi matin, les informations diffusées, mercredi, par le journal français le Monde quand à la présence de forces françaises dans le pays. «Il y a des forces commandos françaises (…) qui dirigent les combats en cours (à Benghazi) depuis un centre d’opérations sur la base de Benina», a affirmé le Premier ministre, Khalifa Ghweil, dans un communiqué publié sur le site officiel du gouvernement de Tripoli.

La veille, le journal français Le Monde avait annoncé que «la lutte contre les terroristes pouvait couvrir des opérations clandestines, menées par le service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Les premières engagent la France car leurs soldats, même très discrets, agissent sous l’uniforme. Les secondes sont aussi assurées par des militaires, mais restent invisibles. »

Cette nouvelle donne s’ajoute à l’annonce d’un raid qui a tué, la semaine dernière, des dizaines de terroristes appartenant à l’organisation de l’Etat islamique.

Ces interventions militaires risquent cependant de compromettre les efforts de règlement politique de la crise. Une situation qui risque de plonger le pays dans un chaos qui se répercutera certainement sur la situation sécuritaire des pays voisins. A commencer par l’Algérie qui devra faire face à des flux de réfugiés et surtout à des terroristes qui fuyant la Libye pour tenter de trouver refuge chez nous.

Il faut rappeler que l’Algérie a toujours refusé toute intervention militaire en Libye. Une option soutenue par la Tunisie et l’Egypte, mais qui semble être inévitable au vu de la dégradation de la situation dans ce pays qui fait face à la multiplication de groupes armés et surtout, à la montée en puissance de l’organisation de l’Etat islamique, dont des membres ont quitté la Syrie et l’Irak pour s’installer à Syrte.

Essaïd Wakli

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