Lancée en grande pompe, il y a quatre ans, l’opération d’éradication des marchés informels s’avère être un échec retentissant. Les autorités reconnaissent que rien qu’à Alger, 4700 commerçants activent de manière informelle dans 140 marchés de la capitale.

Pis,  selon la direction du commerce de la wilaya d’Alger, 56 nouveaux marchés informels où activent plus de 1.300 commerçants ont été recensés en plus des 60 marchés éradiqués qui se sont reconstitués et qui accueillent actuellement 1.937 commerçants.

Ces marchés informels sont concentrés notamment dans les circonscriptions administratives de Bab El-Oued, Cheraga, Dar El-Beida et Bir Mourad Rais. La circonscription de Bab El-Oued compte à elle seule 17 marchés informels acceuillant 1.190 commerçants alors que les circonscriptions de Zeralda et de Rouiba comptent chacune cinq marchés informels, ajoute la même source.

Pourtant, en 2012, l’administration a lancé une vaste opération de démolition de marchés informels. 139 sites ont effectivement été éliminés. Mais moins d’une année après le lancement de l’opération coup de poing, 63 marchés se sont reconstitués. Ce qui démontre le manque de détermination des autorités. Et cela est valable dans toutes les régions du pays.

Essaïd Wakli