Le FLN entame, à partir d’aujourd’hui, un forum des étudiants de cette formation politique. Le secrétaire général du parti, Ammar Saadani, a pris la parole pour, notamment, porter de violentes attaques contre l’opposition. Mais dans sa diatribe, il a provoqué des dégâts collatéraux.

« Les partis d’opposition n’accomplissent pas leurs missions. Ils ne se préoccupent pas du peuple, des priorités. Ils ne cherchent que le pouvoir », a déclaré Amar Saâdani, devant une foule toute acquise à sa cause.  « Je déplore que l’opposition ne se réunit que pour évoquer les moyens d’arriver au « koursi » (fauteuil). Leur seul programme politique, ce sont les élections », a-t-il ajouté.

Cela-dit, le secrétaire général du FLN a, dans sa diatribe contre les dirigeants de l’opposition accusés de n’avoir pour ambition que d’accéder aux responsabilité et de vouloir s’y maintenir  le plus longtemps possible, oublié qu’il défend un président qui est arrivé aux affaires de manière pour le moins discutable et qui a recouru aux méthodes les moins éthiques pour le prolonger indéfiniment.  Éberlués par cette déclaration maladroite, les présents n’ont pas cessé d’échanger des regards interrogateurs. Certains se sont même laissés aller à des ricanements amusés.

Se rendant compte de son égarement, Amar Saâdani  a tenté de rectifier le tir, en affirmant que Bouteflika a, lui, laissé son empreinte, évoquant les traditionnelles « indjazate » (réalisations) qui ne convainquent plus que les clientèles du régime.

Massi M.

 

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