Le terrorisme routier ne cesse de prendre de l’ampleur. Il ne se passe pas un jour sans que la route ne tue encore et encore. Dans le but de lutter contre ce fléau, la gendarmerie nationale a annoncé, hier, en marge d’une exposition à Aïn Defla, que son pari pour 2016 est de réduire de 30 % les accidents de la route au niveau national.

Un officier supérieur de la gendarmerie nationale a annoncé, en marge d’une cérémonie qui a eu lieu à la maison de la culture Emir Abdelkader, à Aïn Defla, que la gendarmerie nationale a fait le « pari » de réduire de 30 % les accidents de la route au niveau national durant l’année 2016.

Le colonel Triki Mohamed, chef de la division de la sécurité routière au commandement de la gendarmerie nationale, a indiqué à l’APS que les chiffres des accidents de la route étaient en baisse par rapport à 2014 (16.51%). 2016 serait donc, selon lui, une année décisive durant laquelle les équipes de la gendarmerie nationale tenteront de faire baisser le chiffre de 30 %. Pari raisonnable?

Afin de réaliser cet objectif, le colonel Triki Mohamed a affirmé que « les efforts de son département vont se focaliser sur la sensibilisation des usagers de la route, la répression des conducteurs ne respectant pas le code de la route et la collaboration avec les intervenants prenant part à la sécurité routière ».

Dans ce sens, le ministre de la communication, Hamid Grine, a procédé, dimanche, à partir d’Aïn Defla, au lancement d’une campagne nationale de sensibilisation sur les accidents de la route. La campagne sera largement diffusée à travers la radio, qui est, selon M. Grine, le média de proximité le plus influent et le plus proche de la société.

Le ministre de la communication a, par ailleurs, ajouté que 55 radios émettant sur le territoire national sont concernées par cette campagne de sensibilisation qui se poursuivra jusqu’à la fin de l’année en cours.

Des messages publicitaires « insoutenables » susceptibles de changer le comportement du conducteur et l’amener à conduire de façon « rationnelle » seront diffusés à l’occasion de cette campagne et celles qui seront organisées jusqu’à la fin de l’année, a-t-il souligné.

À propos de l’aspect répressif des conducteurs qui enfreignent le code de la route, un officier de la gendarmerie a déclaré que plusieurs méthodes sont en applications, telles que la multiplication des radars, le recours aux véhicules banalisés ainsi qu’au fichier de la gendarmerie nationale listant les contrevenants récidivistes.

Nourhane S. 

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