Dinars argent algérie
Dinars argent algérie

Sombres perspectives pour le dinar algérien. La monnaie nationale va encore se déprécier d’ici la fin de cette année 2016, a-t-on appris de banquiers algériens. Ces derniers s’attendent à une nouvelle dévaluation du dinar à cause de la conjoncture économique marquée actuellement par une forte chute des prix du pétrole. 

« En réalité, le dinar va retrouver son véritable niveau. Le taux de change officiel devra fixer un euro pour 140 Da. Sur le marché parallèle, si l’argent de l’informel ne réintègre pas le circuit bancaire officiel, la pression sur les devises provoquera une énorme spéculation. Ainsi, il est prévu qu’un euro dépasse les 200 Da », prévient un expert basé à Alger.

Ces prévisions ont été confirmées par des notes internes de plusieurs banques internationales installées en Algérie dans leurs prévisions pour 2016, s’attendent à une nouvelle chute de la monnaie nationale. « Le dinar dépend du baril de pétrole. Il ne correspond pas à une valeur de richesse ou  de travail. Tant que l’économie algérienne ne se dote pas d’une véritable croissance économique basée sur sa production, la valeur du dinar baissera », décrypte un responsable d’établissement bancaire situé à Alger.

Cette dépréciation du dinar ne manquera pas de susciter de fâcheuses conséquences sur le pouvoir d’achat des Algériens, surtout sur les produits importés dont leurs prix vont encore augmenter. Il sera plus simple de consommer algérien. Mais pour cela, il faut produire suffisamment de « made in Algérie » pour satisfaire la demande nationale. Et ce n’est pas gagné d’avance.

La seule bonne nouvelle est la montée du dollar face à l’euro. Ceci permet à l’Algérie, qui exporte ses hydrocarbures en dollars et achète surtout en euros, d’amortir les effets du choc de la crise financière. Mais cela ne suffira pas pour que sa monnaie retrouve sa vigueur.