La Tunisie compterait environ 22 000 personnes qui seraient prêtes à rejoindre immédiatement les rangs de l’organisation terroriste Daech, soit une véritable armée. Cette situation dangereuse a été engendrée par plusieurs facteurs internes liés aux conditions sociales précaires et au retour en force des islamistes après la révolution du jasmin.  

The Wall Street Journal rappelle, dans son édition du 25 février, qu’environ 6 000 à 7 000 Tunisiens ont rejoint les rangs des organisations terroristes. Il souligne par ailleurs qu’un contingent de plus de 15 000 autres ont été interdits par les autorités tunisiennes de quitter le pays, car leurs profiles laissaient apparaître des affinités avec la mouvance islamo-extrémiste, donc des candidats parfaits au «djihad».

Deux facteurs sont, selon The Wall Street Journal, responsables de cet état de fait qui nourrit les penchants terroristes des Maghrébins. Il s’agit d’abord de la précarité sociale engendrée par des taux de chômage crevant tous les plafonds. La Tunisie est, à ce titre, parmi les pays maghrébins qui connaissent les taux de chômage les plus élevés. Ainsi, une jeunesse qui était livrée à elle-même est aujourd’hui prise en charge par des mouvements extrémistes dans de véritables réseaux de recrutement pour le compte d’organisation terroristes.

Le deuxième facteur qui a contribué à la radicalisation de ce nombre important de jeunes Tunisiens et la politique ambiguë des gouvernements qui se sont succédé au pouvoir au lendemain de la révolution du jasmin en 2011. En effet, le pouvoir qui a fini par être capté par les islamistes d’Ennahda, qui ont su surfer sur la vague révolutionnaire, s’est montré complaisant  avec toutes les mouvances islamistes mêmes les plus extrémistes.

Massi M.

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