Les rapports entre Issa Hayatou, président la Confédération africaine de football (CAF), et Mohamed Raouraoua, président de la Fédération algérienne de football (FAF), sont des plus tendus. Cette tension, restée longtemps larvée, s’est révélée au grand jour à l’occasion de l’élection du président de la FIFA.

Prenant le contre-sens de Issa Hyatou, qui appelait à Soutenir le Bahreïni Cheikh Salmane, Mohamed Raouraoua a pris fait et cause pour Gianni Infantino. Les observateurs de la scène footballistique affirment qu’il s’agit là d’un acte de vengeance du président de la FAF après l’attribution de l’organisation de la CAN 2017 au Gabon, alors que l’Algérie était candidate et favorite.

Second acte de la vengeance de Raouraoua: le lancement de négociations avec la multinationale, Sport Five, au sujet des droits de retransmissions des matchs de l’équipe nationale entrant dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2018. Chose qui, dit-on, a soulevé le courroux de Hayatou, habitué à avoir la haute main sur cette question si lucrative.

En effet, si la phase finale d’un mondial est la propriété exclusive de la Fifa, l’instance internationale permet à chaque pays de négocier seul les droits de retransmission lors des éliminatoires. Au niveau de l’Afrique, il a été décidé, il y a quelques années, que la tâche de négocier avec Sport Five en lieu et place place des fédérations nationales.

Si Raouraoua va jusqu’au bout de sa logique, en négociant seul les droits de retransmission des matchs des Verts, ça sera un coup dur pour la CAF puisque, selon des indiscrétions, Sport Five veut baisser drastiquement son offre à une proposition groupée sans l’Afrique du Sud et l’Algérie.

Elyas Nour  

Notez cet article