Après avoir longtemps laissé l’initiative aux spéculateurs qui ont amassé des fortunes colossales, les pouvoirs publics semblent vouloir reprendre la main sur le marché de la devise. C’est ainsi que l’on envisage de nouveau l’ouverture de bureaux de change agréés.

«Il est nécessaire de réorganiser les bureaux de change pour mettre fin aux activités nocives des circuits informels et prémunir le marché des devises du diktat des tenants de l’informel», déclarait, hier mardi, le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, lors de son passage sur les ondes de la radio nationale. «La valeur refuge que sont devenues les devises, au même titre que l’or et l’immobilier, doit cesser de l’être», analysait-il.

Les déclarations du premier argentier du pays entrent dans le cadre du projet de la mise sur pied de bureaux de change initié en 1997 et qui n’a jamais vu lejour. Une deuxième initiative a été présentée en 2014 par le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, restée en gestation. M. Benkhalfa est revenu sur ce projet pour le mettre sur la table une nouvelle fois hier lors de son intervention.

Cet ancien nouveau projet devrait notamment répondre aux dispositions de l’instruction 08-96 du 18 décembre 1996  fixant les conditions de création et d’agrément des bureaux de change, une réglementation qui ambitionne d’ouvrir la voie à un marché de la devise légal, loin du diktat des circuits informels.

Massi M.

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