Le gouvernement algérien est tenté par d’étendre l’expérience du secteur de la santé concernant l’interdiction d’importation des médicaments produits localement, à celui de l’industrie. 

En effet, un responsable de la Bourse de sous-traitance et de partenariat (BSP), El-Hadi  Bourkab, manager général de la région Est, a indiqué à l’APS qu’une «opération d’identification des pièces industrielles importées, qui pourraient être fabriquées en Algérie, sera lancée avant juin prochain dans le but de réduire leur importation et renforcer la sous-traitance locale». Il a ajouté que cette initiative a eu l’aval du ministère de l’Industrie et des Mines qui est actuellement «en négociation avec les Groupes industriels publics et les Sociétés de gestion des participations de l’Etat (SGP), ainsi que les entreprises concernées pour arrêter les modalités de cette démarche». Les entreprises concernées sont «Sonatrach, Sonelgaz, SNVI ainsi que les grandes entreprises privées et l’usine de montage des véhicules Renault Algérie et celles qui seront prochainement installées».

Dans les faits, il s’agit «de suggérer aux entreprises d’ouvrir leurs locaux aux sous-traitants, d’exposer toutes les pièces industrielles qu’elles importent, d’organiser des visites aux sous-traitants, identifier les pièces fabricables en Algérie et en établir une liste, de demander aux opérateurs de réaliser des prototypes, les remettre aux entreprises pour les homologuer, puis interdire leur importation  une fois fabriquées localement», a affirmé le même responsable.

En d’autres termes, d’ici quelques temps, les pièces industrielles fabriquées localement seront interdites à l’importation. Pour peu, évidemment, qu’elles soient de même qualité.

Elyas Nour