Des équipements et de petites embarcations de pêche, obtenus dans le cadre du programme Ansej, servent actuellement de moyens de transport illégaux pour les passeurs de harragas.

Les services de sécurité disent suivre avec une grande inquiétude l’expansion et le développement de cette activité. Les équipements en question sont composés de moteurs d’une puissance de 25 à 40 chevaux ainsi que de petits bateaux de 4,80 à 7 mètres obtenus par des jeunes dans le cadre du programme Ansej. Ces équipements sont ensuite revendus à un prix dérisoire, entre 35 et 40 millions de centimes, à des barons mafieux qui les utilisent pour faire passer les harragas.

Ce sont les wilayas côtières du centre du pays qui sont le plus touchées par ce nouveau phénomène. Apres son acquisition, ce matériel, est ensuite, transporté de manière tout à fait illégale à bord de camions frigorifiques. Vient ensuite le rôle des réseaux et des relais illégaux : les passeurs réussissent à se faire délivrer de faux papiers ainsi que des reçus et des factures en bonne et due forme pour ensuite transporter en toute quiétude ce matériel vers l’extrême est de l’Algérie.

Ce phénomène a en effet pris des proportions inquiétantes après que les garde-côtes eurent serré l’étau autour de ces passeurs en intensifiant les opérations de contrôle dans les points de ventes des équipements de pêche. Ceci a conduit les passeurs à se rabattre sur les jeunes propriétaires de bateau acquis dans le cadre de l’Ansej.

Adlen Lezali, directeur du bureau de promotion de l’emploi de jeunes de la wilaya de Tipaza, a déclaré à ce sujet   que des commissions d’enquête ont été mises sur pied. Des investigations vont être menées pour s’enquérir de l’état du matériel financé par le biais du programme Ansej et si des anomalies sont relevées. Les bénéficiaires contrevenants risquent des poursuites judiciaires.

Massi M.