«Les rapports entre l’Algérie et les États-Unis connaîtront un bond significatif avec la venue du secrétaire d’État US aux Affaires étrangères, John Kerry, en avril prochain», a affirmé, optimiste, Smaïl Chikhoune, président du Conseil d’affaires algéro-américain, lors de son passage, ce mardi, sur les ondes de la radio nationale. Au menu des discutions : les questions liées à l’état sécuritaire de la région et surtout, des opportunités à saisirai sur le plan économique.

C’est dans le cadre du dialogue stratégique entre notre pays et les USA que s’inscrit la prochaine visite du diplomate américain. L’objectif annoncé: dynamiser les échanges entre les deux partenaires dans divers domaines. La rencontre sera axée essentiellement sur les domaines sécuritaire, économique et culturel.   

 L’Algérie a exprimé ces dernières années, sa volonté de nouer des relations fortes avec le partenaire américain dans le domaine sécuritaire, mais aussi, économique. L’objectif qui semble être fixé par notre gouvernement : devenir un acteur incontournable dans la région et ce, en tissant des liens forts avec les opérateurs économiques américains qui ont une influence certaine sur les cercles de prise de décisions aux Etats-Unis.

 Parmi les créneaux susceptibles d’intéresser les hommes d’affaires américains, M.Chikhoune cite celui de la fabrication de pièces détachées automobiles, l’assemblage et la production de véhicules ainsi que le développement de filières agricoles et agroalimentaires. En plus de l’intérêt porté à ces secteurs industriels, l’intervenant indiquait également que des négociations avancées sont en cours avec des partenaires US pour mettre en place «un plan de coopération dans le secteur minier, particulièrement en matière d’exploration et d’exploitation de sites de phosphate, d’or, de diamant et de zinc».

Un complexe de biotechnologie est également en cours de réalisation, un projet prometteur selon M. Chikhoune et qui va nécessiter des fonds considérables.

Les initiatives se multiplient du côté algérien, les hommes d’affaires algériens comptent se tourner vers le marché US. Dans ce cadre, une délégation algérienne se rendra en Californie en quête de  partenariats avec leurs homologues américains. Les autorités algériennes comptent négocier, à travers nos représentants aux USA, la mise en place d’une zone de libre-échange entre les deux pays.

Une opportunité, disent les membres du FCE, contrairement à d’autres observateurs qui se montrent prudents vu la conjoncture économique. L’Algérie risque de devenir un dépotoir à travers ces ouvertures répétées de zone de libre-échange, les compagnies comme Monsanto seraient ravies de déverser leurs produits transgéniques sur notre pays.

Massi M.