Pour les transactions douteuses, impliquant des masses d’argent importantes, faites auprès banques, les professionnels de l’immobilier, les notaires ou encore les commissaires aux comptes sont tenus dorénavant de faire une déclaration de soupçon à la Cellule de traitement du renseignement financier (CNTRF).  

Cette démarche ambitionne d’enrayer le phénomène du blanchiment d’argent très en vogue actuellement dans le pays. Selon les chiffres disponibles, seules les banques se soumettent à cette mesure avec en moyenne 100 déclarations par an. Les experts du domaine, à l’instar de Lotfi Ramdani, regrettent la non-implication des secteurs non financiers qui se distinguent par un taux de déclarations qui varie entre zéro et dix par an. Ces chiffres dévoilent, selon lui, l’existence d’un grave dysfonctionnement dû à un manque de sensibilisation ou à un parti pris par les auteurs de transaction pour la perpétuation des pratiques délictueuses.       

Les acteurs économiques expliquent la persistance de ces pratiques illégales par le fait qu’elles sont rentables pour les deux parties de la transaction. Certains opérateurs préfèrent recevoir de l’argent dont la traçabilité est douteuse que de voir leurs clients se détourner d’eux et aller voir ailleurs.

On évoque également, une méconnaissance totale de cette mesure du à un déficit d’information. De nombreux opérateurs ignorent qu’ils sont sommés de dénoncer toutes tentative de transaction suspecte.

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