Après avoir fait face à un mouvement de dissidence qui a secoué son parti,  la secrétaire générale du PT a fini par prendre de cours ses détracteurs lors du conférence nationale  tenu hier samedi, au Village des artistes de Zéralda, lors duquel elle a une nouvelle fois reconduite à la tête de sa formation politique.

Une véritable chasse aux sorcières a méthodiquement été exécutée pour mettre sur la touche les instigateurs de cette dissidence ayant pour figure de proue le député Salim Labatacha, chef de file du défunt mouvement de redressement du parti qui a été tout simplement éjecté en compagnie d’une dizaine de cadres du parti, suite à un rapport « accablant » émis par la commission de contrôle  faisant état de  tentatives de déstabilisation ayant pour objectif la mise en péril de l’intégrité du parti.

Les représentants de la presse nationale ont été subjugués par la théâtralité de l’événement, une conférence nationale transformée en une sorte de procès dans lequel ont été laminés plusieurs responsables du parti qui se sont vraisemblablement frottés à une Louisa Hanoune déterminée à écraser toute velléité visant à lui porter atteinte.

“Le parti est sorti indemne de cette opération de déstabilisation. Et là, c’est notre réponse politique”, a indique Mme Hanoune, ajoutant que «la substitution de la conférence nationale en un congrès extraordinaire assurera le passage à une nouvelle étape qui sera consacrée au renforcement du parti et à sa restructuration de manière à permettre à la direction de faire face aux enjeux qui se posent au double plan régional et international.»

La SG du Parti des Travailleurs a œuvré avec l’appui de ses alliés au sein du parti à ce que cette conférence nationale, toute somme atypique, se transforme en une véritable démonstration de légitimité. Les représentants de 46 Wilayas sur 48 étaient présents à cette réunion. Seules les wilayas de M’sila et de Laghouat n’ont pu y prendre part. Une absence qui est due, selon toute vraisemblance, au capotage du plan du mouvement de redressement.

Massi M.