L’enseignement de tamazight prend de l’ampleur. Malgré le manque de moyens, le ministère de l’Education introduit, par petites doses, l’enseignement de cette langue dans les écoles de la République. Ainsi, durant la rentrée scolaire prochaine, plusieurs postes budgétaires sont ouverts aux quatre coins du pays.

Si la «demande» est toujours concentrée en Kabylie (avec le recrutement d’au moins 150 enseignants à Béjaïa et 14 à Tizi-Ouzou), d’autres wilayas ne sont pas en reste. Ainsi, pour la première fois depuis longtemps, plus de 32 postes d’enseignants sont ouverts dans la capitale. Dans le détail, six postes seront ouverts à Alger est, 18 à Alger centre et huit à Alger ouest. Cinq postes sont également prévus à Alger centre  dans le cycle moyen.

L’an dernier, le ministère de l’Education nationale s’était fixé l’objectif de généraliser l’enseignement de tamazight à 22 wilaya. L’objectif semble être dépassé et la cadence va s’accélérer surtout que la langue amazighe est devenue langue officielle.

Malgré l’existence de quatre instituts de langue amazighe (Béjaïa, Tizi-Ouzou, Bouira et Batna), les diplômés dans cette filière ne trouvent pas forcément de débouchées. Car, ils doivent souvent trouver des conditions décentes avant d’aller travailler dans une wilaya éloignée.

Essaïd Wakli

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