C’est en pleine polémique sur le soutien français au plan marocain au Sahara occidental que le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault débarque à Alger. Il arrive le 29 mars et repartira le lendemain.

Selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, la visite du ministre français «s’inscrit dans le cadre de la convention bilatérale instituant  le comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN), conclue  entre les deux parties en décembre 2013, et qui prévoit l’instauration d’un dialogue  politique régulier entre les deux pays au niveau des Premiers ministres, des  ministres des Affaires étrangères et des secrétaire généraux». Le document joute qu’Ayrault et Lamamra vont aborder des questions «nationales et internationales d’intérêt commun».

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Le langage est galvaudé. Et même si les deux pays entretiennent des relations plus au moins bonnes ces derniers temps, l’alignement systématique de la France sur les positions marocaines à propos notamment du Sahara Occidental agace du coté d’Alger. Les autorités algériennes ne disent rien en public. Elles se sont toujours tenues à l’idée que le conflit du Sahara Occidental concerne avant et après tout le Maroc et le Front Polisario.

L’autre point qui ne fait pas consensus entre les deux pays est la crise en Libye. La France a beau dire qu’elle privilégie la solution politique, mais ne peut plus cacher que des militaires français opèrent déjà sur le terrain. Chose qui n’est pas du goût des Algériens qui refusent toute intervention militaire étrangère dans la région.

Pour le reste, les affaires marchent très bien entre les deux pays. Et il suffit de regarder de près le nombre d’investissements français en Algérie pour s’en rendre compte. Un bilan plus exhaustif va certainement être dressé lors de la visite, les 09 et 10 avril, du premier ministre français, Manuel Valls en Algérie.

Essaïd Wakli