Marche des enseignants contractuels et vacataires / La tutelle toujours inflexible

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Les enseignants contractuels et vacataires, qui participent, depuis dimanche, à une marche de protestation de 250 kilomètres, entre Béjaïa et Alger, sont déterminés à se faire entendre par la tutelle malgré les difficultés qu’ils rencontrent sur la route. Le ministère de l’Éducation a, de son côté, commencé à montrer des signes de panique. Après avoir invité ces enseignants au dialogue, il insiste sur le fait qu’une intégration d’office est impossible.

Début très difficile pour cette action. Les enseignants contestataires, dont le nombre est estimé à un millier, ont avancé de plusieurs dizaines de kilomètres. Des photos mises en ligne sur les réseaux sociaux reflètent les difficultés auxquelles font face. Plusieurs d’entre eux se sont évanouis.

La démarche de ces enseignants a été accueillie avec une grande ferveur par les habitants des localités par lesquelles ils sont passés. Des bouteilles d’eau, de la nourriture et des vivres leur ont été offerts.

Une soixantaine de kilomètres ont être parcourus pour parvenir hier à la ville d’Akbou, deuxième ville d’escale pour ces enseignants. Tout lelong de la RN26, des banderoles et autres pancartes ont été déployées. Les agglomérations urbaines qu’ils ont traversé sont El Kseur, Sidi Aïch, Takrietz et Ighzer Amokrane.

Le croissant rouge de la ville d’Akbou s’est porté volontaire pour prend en charge les enseignants en leur offrant des repas et un lieu pour dormir.

L’action initiée par Comité national des enseignants contractuels et vacataires a suscité la sympathie même dans la sphère politique.   Le député du parti El-Moustakbel (Front de l’Avenir), Khaled Tazghart, membre de la commission de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à l’APN, a exprimé sa solidarité avec ce mouvement de contestation.

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Face à ce front qui commence à s’élargir, les représentants de la tutelle se livrent à des discours contradictoires. Après avoir invité le Conseil national des enseignants contractuels et vacataires au dialogue, la tutelle fait marche arrière et réaffirme qu’une intégration d’office est impossible. C’est M. Abdelhakim Belabed, secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale qui l’a affirmé ce matin sur les ondes de la radio nationale en insistant sur le fait que les enseignants contractuels et vacataires peuvent postuler au concours organisé par le ministère de l’Éducation.

À noter que plusieurs responsables d’autres syndicats autonomes de l’éducation nationale, notamment le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), l’Union nationale des personnels de l’éducation (UNPEF) et le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), ont tenu à porter, leur appui.

Massi M.