Si en Algérie, l’après-Bouteflika suscite toutes les spéculations et interrogations, en France, plusieurs spécialistes du Maghreb croient savoir que la question de la succession au sommet du régime algérien est pratiquement réglée. Il suffit juste d’attendre le moment opportun pour que la succession de 17 ans de règne d’Abdelaziz Bouteflika se mette en place. 

Parmi les spécialistes qui partagent cette lecture, on retrouve Pierre Vermeren, historien et spécialiste du Maghreb, professeur à la Sorbonne. « Abdelaziz Bouteflika prépare aussi sa succession. Il doit déjà savoir à qui il veut transmettre le pouvoir, et quand cela sera connu, on comprendra alors mieux le sens de toutes ces réformes », a analysé cet expert, dans une interview accordée au site internet du Point Afrique, à propos des changements opérés au sein du DRS.

Mais ce successeur s’appellera-t-il Saïd… Bouteflika ? Non, répond Pierre Vermeren. « Devenir président est une chose, ne pas être poursuivi dans l’après-Bouteflika en est une autre. Il me semble que c’est surtout aux garanties envers sa famille et proches qu’Abdelaziz Bouteflika veut veiller. Et puis, je ne pense pas que la société algérienne accepte un tel scénario de succession », a encore décrypté ce spécialiste selon lequel le régime algérien « sait très bien que la situation est dangereuse : économiquement, socialement, mais aussi en raison de la situation instable en Libye, au Sahel ».

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