L’Algérie compte peu, très peu d’exportateurs. Le président de l’Association nationale des exportateurs algériens (ANEXAL), Ali Bay Nasri, affirme à cet effet que notre pays compte seulement 500 exportateurs. 

C’est un nombre ridicule qui ne reflète guère les potentialités importantes de notre pays. Cet indigence exclut notre pays de l »économie mondiale et de ses principaux axes de développement. Pourtant, l’Algérie a plus que jamais besoin d’une « intégration effective dans l’économie mondiale et la concrétisation d’une volonté politique en la matière sur le terrain, par un changement des mentalités et l’incitation des producteurs à fabriquer des produits de haut standing, destinés à l’exportation, et pas seulement à la consommation interne », explique Ali Bay Nasri en marge d’une rencontre abritée, mercredi, par l’université de Boumerdès. 

Durant la même rencontre, le représentant du ministère de l’Industrie et des Mines, Kechroud Mohamed, a estimé, pour sa part, que l’économie nationale se trouve actuellement dans « un processus critique », suite à la chute des cours des hydrocarbures. Il a, néanmoins, relevé qu’il s’agit d’un « bon processus » pour la société algérienne, car la crise financière va la pousser « à travailler et à œuvrer en vue de trouver d’autres substituts pour le pétrole ».