Le parti Jil jadid a fêté, hier samedi 12 mars, ses cinq ans d’existence. Un meeting populaire a été organisé à la salle « Echabab » (rue Larbi Ben Mhidi) à Alger. En absence des leaders de l’opposition, Sofiane Djilali s’est une nouvelle fois attaqué à Abdelaziz Bouteflika.

C’est à travers un rassemblement populaire que Jil Jadid a fêté ses cinq ans d’existence, un choix qui va en droite ligne avec la stratégie du parti, à savoir impliquer les citoyens dans le jeu politique. «Il est impératif que la politique soit à nouveau perçue comme un moyen de faire avancer le pays», a affirmé Sofiane Djilali, SG du parti, rappelant la nécessité de «réveiller la population et l’amener à se mobiliser et à s’impliquer politiquement. C’est le grand défi de Jil Jadid pour les prochaines années», a-t-il indiqué.

Sofiane Djilali a exhorté les Algériens à se mobiliser pour déminer un champ politique plombé par les responsables algériens consumé par leur obsession de pouvoir. «Le régime est arrivé en bout de course et le changement aura lieu», a-t-il affirmé, avant d’ajouter: «Il se fera par la voie normale ou après une explosion sociale.»

Le discours enflammé a été prononcé en absence de nombreuses figures de proue de l’opposition. Ni Ali Benflis ni Abderrezak Makri, ni encore Mohcine Belabbas, n’ont en effet pris part à cet événement. Par contre, Ahmed Benbitour, Abdelaziz Rahabi, Noureddine Bahbouh, de l’UFDS, et Tahar Benbaibeche, du PFJ, ont fait le déplacement à la salle « Echabab » pour marquer leur soutien à Jil Jadid.

Massi Mansour   

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