Les cours du pétrole ont une nouvelle fois plongé, hier vendredi, suite aux déclarations inattendues du vice-prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, à l’agence Bloomberg: «L’Arabie ne gèlera pas sa production, sauf si l’Iran et les autres grand producteurs font de même».   

Impacté par les propos du prince saoudien, le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en mai s’est affiché, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 36,79 dollars US perdant ainsi 1,55 dollar, soit une baisse hebdomadaire de  6,8%. Le Brent pour le livraison en juin a chuté de 1,66 dollar pour s’afficher à 38,67 dollars le baril sur le ICE Futures Europe échange basé à Londres.

Cette déclaration faite aux journalistes de l’agence Bloomberg rend la réunion regroupant des pays producteurs OPEP et non OPEP, qui doit se tenir le 17 avril prochain à Doha, au Qatar, totalement caduque, selon Tim Evans, analyste chez Citi Futures Perspective (New York), car, selon lui, « il est sûr que l’Iran ne renoncera pas à sa production actuelle».

Massi Mansour