Tension entre Alger et Paris/ Manuel Valls tente de calmer le jeu

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Le premier ministre français, Manuel Valls, opte pour l’apaisement. Dans sa première intervention publique sur le territoire national, le chef de l’exécutif français souligne l’importance de l’amitié franco-algérienne.

Pour Manuel Valls,  le tollé médiatique qui a accompagné le refus d’Alger de délivrer un visa au journaliste du quotidien français Le Monde n’est qu’un problème insignifiant devant les « défis auxquels doivent faire face les deux pas ».

«C’est avec un état d’esprit positif, constructif et amical que nous sommes ici (en Algérie), parce que l’amitié entre l’Algérie et la France dépasse les petits problèmes », a déclaré M. Valls, avant d’ajouter que l’amitié entre Paris et Alger concrétisée par une «relation constructive stratégique compte et pèse beaucoup et est bien utile et bien indispensable, aujourd’hui, par rapport aux défis que nous avons à affronter».

Les questions relatives aux enjeux sécuritaires vont également être au menu de ces rencontre. La France, très impliquée au Mali, au Niger et ailleurs au Sahel, devra trouver des compromis avec les pays charnière de la région, telle l’Algérie, pour garantir la sérénité de ses intérêts économiques à travers une sécurisation efficace de ses installations stratégiques.

La Libye sera également au menu des discussions, les deux partenaires chercheront à rapprocher leurs positions concernant la résolution de ce conflit.

Rappelons que le malaise entre Alger et Paris a commencé le 4 avril dernier, lorsque le quotidien Le Monde a publié à la Une un article sur le scandale Panama Papers illustré, entre autres, par la photo du président Bouteflika pour évoquer l’implication de ses proches dans cette affaire.  Alger a fortement protesté. L’ambassadeur de France a été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer  à propos de la couverture de cette affaire par les médias français.

Massi M.