Les enseignants contractuels sont à leur huitième jour de grève de la faim. Les revendications demeurent les mêmes. Pour sa part, la tutelle demeure inflexible. La menace d’un mouvement social généralisé est plus forte que jamais.   

Fatigués, exténués et amoindris physiquement, les enseignants contractuels continuent leur mouvement de protestation. Ils sont déterminés à ne rien lâcher jusqu’à obtention de leur intégration sans concours et sans conditions. Les actions de solidarité se multiplient, Boudouaou est devenue un pôle de contestation. Des politiques, à l’instar de Sofien El-Djilali ou de Rachid Nekkaz, des syndicats, tels le Cnapeste et le Cla, des enseignants titulaires et des écoliers prêtent main-forte à ce mouvement.

Après le soutien des enseignants contractuels de la wilaya de Tizi-Ouzou, qui ont entamé une grève générale la semaine dernière, c’est le tour des adhérents au Syndicat d’entreprise des travailleurs de l’éducation (SETE) de la wilaya de Bejaia de se joindre à ce mouvement. Ces derniers ont apporté leur soutien à la cause des enseignants contractuels, hier lundi, lors d’un sit-in devant le siège de la direction de l’éducation.

Le mouvement de contestation s’étend. Il est d’ores et déjà inscrit dans les annales de la lutte syndicale en Algérie.  La tutelle, et le gouvernement en général, se trouvent actuellement face à un terrible dilemme: faut-il céder à ce mouvement au risque d’en voir d’autres éclore en ces temps de crise ?

Cette impasse est le fruit amer d’une gestion au petit bonheur la chance d’un gouvernement qui fait, de plus en plus, étalage d’une incompétence crasse.

M.M.

 

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