L’affaire de l’immeuble 11 du boulevard de la Soummam (Oran) continue de défrayer la chronique. La Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) a diffusé un nouveau communiqué pour dénoncer des dépassements perpétrés au détriment de la loi.

Cette fois-ci, c’est une plainte déposée par la société SIFFAN, société fictive du groupe du richissime homme d’affaires Djillali MEHRI qui est mis en cause pour irrégularité, accuse la LADDH.  La société SIFFAN qui prétend être propriétaire de l’immeuble du 11 boulevard de la Soummam depuis 20 ans accuse  un habitant de l’immeuble,  Monsieur SOUSSI Sid Ahmed, de violation de domicile et de dégradation des biens d’autrui. Une accusation infondée selon la LADDH et qui comporte de nombreuses anomalies. Ladite plainte aurait, selon la LADDH,  été « traitée à travers une médiation faite par le  procureur en date du 14-02-2016 » dans une totale opacité.  Aucun procès verbal de médiation n’a été établi. L’autre anomalie qui est relevée concerne l’arrêté de justice du tribunal administratif d’Oran datant du 20-12-2015 lequel précise que l’acte présenté par ladite société SIFFAN prouvant que l’immeuble lui appartient est « nul et non avenu », déplore la LADDH.

Le bureau régional de la LADDH a émis, à cet effet, plusieurs interrogations concernant le traitement de cette affaire. « Comment peut-on faire accepter une plainte au niveau de la justice pour violation de domicile alors que l’on n’a aucune preuve que ce domicile vous appartient. Il faut souligner que cela n’est pas la première anomalie, car il y a déjà eu des expulsions après plainte de la SIFFAN et ce depuis 2007 jusqu’à ce jour alors qu’il n’existe aucun acte officiel attestant que ledit immeuble appartient à la société SIFFAN », s’étonne en dernier lieu la LADDH.

Massi. M 

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