Alors qu’au Maroc, les investissements français semblent connaître une croissance phénoménale, notamment depuis l’annonce cette semaine d’un investissement de Renault de 900 millions d’euros avec la clé plus de 50.000 emplois, en Algérie, les projets français subissent un ralentissement notable. Preuve en est, ce dimanche, à l’occasion de la troisième session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français, l’accord portant sur l’implantation d’une usine Peugeot en Algérie n’a pas été signé.

Pis, les autorités algériennes ont annoncé qu’il a sera ultérieurement finalisé. Ce qui signifie que ce projet, qualifié de stratégique par le gouvernement algérien, est l’objet d’un blocage inexplicable. Certaines sources proches de ce dossier n’écartent pas l’hypothèse de considérations politiques  à l’origine de son gel. Pourtant, les négociations avaient évolué à un rythme satisfaisant ces derniers mois.

Au final, très peu d’investissements importants ont été conclus en marge de ce rendez-vous d’affaires algéro-français. Seule Alstom a conclu un projet ambitieux qui concerne le montage des trains régionaux. En effet,  Alstom, EMA (Entreprise Métro d’Alger), Ferrovial et SNTF (Société Nationale des Transports Ferroviaires) ont signé, ce dimanche, un contrat-cadre en vue d’étendre les activités de la coentreprise Cital, actuellement centrées sur les tramways Citadis, et d’y inclure le montage et la maintenance de trains régionaux et intercités.

Grâce à cet accord, le site de Cital à Annaba va être agrandi pour passer de 46 000 m2 à 190 000 m2. Il hébergera un service d’ingénierie, de nouvelles lignes de production ainsi qu’un centre de maintenance, et aura une capacité de production d’un train Coradia par mois.

La nouvelle activité créera progressivement près de 270 emplois directs sur le site d’Annaba, qui emploie actuellement plus de 240 personnes, et génère plusieurs centaines d’emplois indirects. Alstom assurera la formation des salariés de Cital ainsi que le transfert des compétences, du savoir-faire et de la technologie de fabrication et de maintenance des nouveaux trains.

C’est pratiquement la seule bonne affaire pour l’Algérie. Pour le reste, les annonces sont nombreuses, mais la concrétisation joue à l’arlésienne.

 

Notez cet article