Le magistrat et membre de la commission nationale de modernisation du secteur de la justice, Derradj Ishak, a annoncé, ce mardi, le lancement prochain du bracelet électronique comme alternative à la détention provisoire. Ces appareils seront importés.  

L’annonce a été faite en marge du Salon international du futur technologique (SIFTECH) qui a ouvert ses portes lundi, à Oran. Le magistrat Derradj Ishak a été chargé de communiquer sur les tenants et aboutissants de ce projet que  la tutelle présente comme une alternative à la détention provisoire et un bon moyen pour assurer la réinsertion sociale des détenus.

Faisant la promotion de ce nouveau dispositif, M. Derradj a expliqué que l’usage du bracelet électronique «entre dans le cadre du contrôle et constitue une mesure en faveur des libertés individuelles». Il a par ailleurs indiqué que les procédures sont prêtes, ajoutant que le bracelet sera importé. En revanche, la base de données et les techniques de fonctionnement seront gérées par des experts algériens.

Il est vrai que ce type de dispositif connaît un succès certain dans de nombreux pays. Cela dit, nombre d’associations dans le monde et notamment en Europe, ont dénoncé l’utilisation de ce procédé car jugé incapable de prévenir le passage à l’acte du détenu. En France, un Montpelliérain de 36 ans, porteur d’un bracelet électronique, avait braqué un bar en 2009, provoquant une remise en cause d’un important projet de loi pénitentiaire débattu au parlement français et prévoyant la généralisation de l’utilisation de ces bracelets.

 Il faut souligner que l’usage de ces bracelets est beaucoup moins onéreux pour la collectivité qu’une incarcération. Selon des statistiques européennes, la pose d’un bracelet électronique est huit fois moins coûteuse qu’une incarcération classique.

M. Mansour

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