La justice a encore signifié un niet catégorique à la demande de libération provisoire du général Hocine Benhadid. L’avocat de l’ex-officier supérieur, Me Bachir Mecheri, a déclaré ne plus faire confiance à la justice algérienne.  

L’avocat du général Hocine Benhadid s’est, en effet, montré dubitatif quant à l’impartialité de l’institution judiciaire algérienne. Dans une déclaration au quotidien El-khabar, il a déclaré sans ambages : «Nous n’avons plus confiance en la justice». Cette affaire renseigne sur l’ampleur la partialité de la justice  surtout que «tous les éléments permettant une liberté conditionnelle sont réunis» pour son client.

L’affaire opposant le ministère public au général Benhadid entre dans son huitième mois dans un climat général marqué par une totale soumission de l’appareil justicière à l’exécutif. « Ce quatrième refus de la demande remise en liberté du général à la retraite Hocine Benhadid nous fait dire que le discours sur le respect de la loi est devenu une mascarade en Algérie», a également déclaré Me Mecheri, ajoutant que «l’état de santé de son client se dégrade, principalement du fait de son hernie discale».

Rappelons que le général à la retraite avait été arrêté en septembre 2015, et mis sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach, suite à deux entretiens accordés à Radio M et à la chaîne de télévision El Magharibya. Le chef d’accusation retenu contre lui est le « démoralisation de l’armée ». Le 11 mars dernier, il avait mis fin à une grève de la faim entamée le 16 février 2016 pour réclamer le droit d’être jugé et d’être transféré dans un établissement hospitalier.

M.M.

 

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