La définition de l'optimisme pour Issad Rebrab : avoir confiance en soi. Fikra 2014, 9 février 2014. Crédit photo : Ammar Redouane Bougherbal

Le clash prévisible entre Rebrab et les autorités a eu lieu. Le patron de Cévital a même été empêché, ce matin de dimanche, de tenir une conférence de presse au niveau de l’hôtel Aurassi.

Le patron de Cévital, qui venait de signer un accord avec la société britannique Clarke Energy, dans un restaurant de l’hôtel Aurassi, a tenté de répondre à des questions des journalistes. Un responsable de l’hôtel l’interpelle: «M. Rebrab, bezzaf (c’est trop) ! Je vous respecte beaucoup ! Je vous estime beaucoup ! Mais c’est un restaurant ! On est en train de se donner en spectacle ! C’est un restaurant !» «Écoutez, c’est un restaurant. On a réservé une table. Ces gens sont venus me poser des questions. Je réponds. C’est tout. Je ne vois pas où est le problème», a répondu Rebrab qui a finalement réussi à s’exprimer.

L’homme a notamment critiqué le ministre de l’Industrie qui l’a empêché d’assister au forum d’affaires algéro-britannique. Il informera les journalistes que l’ambassade du Royaume Uni lui a signifié, hier soir, qu’il ne pouvait pas assister au forum qui s’est tenu ce matin à l’hôtel Aurassi. «Un ministre de l’Industrie qui casse l’industrie», lâche Rebrab, qui promet de «répondre sur tout» dans les prochains jours.

Par «répondre à tout», le patron de Cévital fait référence aux accusations dont il fait l’objet de la part de la télévision Ennahar et le patron du FLN. Affaire à suivre.

Essaïd Wakli