La guerre des clans se poursuit en Algérie. En dépit de la mise à la retraite de l’ancien patron du DRS, le général Toufik, les querelles se poursuivent entre les partisans du clan Présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika et les soutiens des anciens hauts gradés du DRS. Samedi, la sortie médiatique d’Amar Saâdani, confirme l’actualité poignante de cette division qui règne au sein du sérail algérien. 

A Tébessa, lors d’un meeting, Amar Saâdani a tout simplement accusé le général Toufik et ses partisans de mener « une campagne » sournoise pour imposer le futur Président de la République qui remplacera Abdelaziz Bouteflika. Selon le premier responsable du FLN, « l’ex patron du DRS souhaite revenir et s’imposer à travers d’autres relais ». Amar Saâdani est allé jusqu’à accuser le général Toufik d’être à l’origine du rachat d’El-Khabar par Issad Rebrab, l’homme d’affaires le plus riche d’Algérie. Amar Saâdani a qualifié le général Toufik d’être « la tête de la pieuvre » d’un complot ourdi pour peser sur le cours de la prochaine élection présidentielle prévue en 2019. C’est pour cette raison que le général Toufik aurait incité, d’après les accusations d’Amar Saâdani, Issad Rebrab à reprend El Khabar. « Le patron de Cevital n’a pas racheté le groupe El Khabar avec son argent. La manne financière a été retirée de la Banque centrale avec des noms d’emprunt », a encore étayé Amar Saâdani selon lequel le général Toufik et son clan veulent racheter un autre journal, El Watan, en prévision de l’élection présidentielle de 2019.