Le ministère de la Défense nationale a fait savoir, dans un communiqué, que les forces de l’ANP ont découvert, samedi, une cache d’armes comprenant des armes de guerre dans la localité de Bir-Dher dans la  wilaya d’El Oued. Le pays semble être dans le collimateur des organisations terroristes.   

En tous, 131 armes de guerre ont été découvertes, samedi 7 mai, par les unités de l’ANP relevant du  secteur opérationnel d’El-Oued (4°région militaire). Des armes lourdes, dont trois mortiers de calibres 60 millimètres, deux fusils mitrailleurs, des lance-roquettes, 117 Kalachnikov, 1 fusil à lunettes, 310 chargeurs à munition de Kalachnikov et un sac contenant des détonateurs électriques ont été saisis. Bref de quoi mettre sur pied une autre attaque de type Tiguentourine, soit une attaque de grande ampleur en vue de la quantité et de la qualité de cet armement.

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Devant un tel arsenal, il est légitime de s’interroger sur la manière avec laquelle ces armes ont pu être introduites, suivant quel itinéraire, qui a aidé ces terroristes à construire ces caches d’armes ? Des questions qui restent sans réponse, participant au renforcement du climat de peur ambiant.

En effet, plusieurs tentatives d’introduction d’armes ont été déjouées depuis l’année dernière. Des armes de guerre franchissent les frontières de plusieurs pays dans une région se caractérisant par une grande porosité de ses frontières et une condition d’insécurité chronique. La majorité écrasante des armes récupérées par l’ANP sont de fabrication russe, probablement issues des dépôts d’armes de l’armée libyenne, la chute du régime de Kadhafi ayant ouvert les portes de approvisionnement facile et bon marché à divers groupes terroristes tels AQMI et DAECH.

L’occupation du Nord du Mali par des groupes terroristes (Aqmi, Mujao et d’Ansar Eddine) en 2013, a également contribué à l’introduction d’armes de guerre à travers les frontières sud de l’Algérie, étendant, par là même, la zone d’action de l’ANP à 2358 kilomètres linéaires incluant les frontières avec la Libye et le Mali.

Le danger extérieur vient, aujourd’hui, se greffer au profond malaise intérieur né de la crise de légitimité institutionnelle aggravée par la vacance du pouvoir,  consécutive à l’état de santé du président de la République.

Massi M.