L’enquête judiciaire française, déclenchée après le crash, en 2014, de l’avion de Air Algérie au Nord du Mali, a confirmé les conclusions du bureau enquête et analyse français. Elle pointe du doigt la défaillance technique de l’appareil et l’erreur technique.

« Globalement, le rapport d’étape confirme dans les grandes lignes les investigations précédentes » et est « assez cohérent » avec les conclusions du bureau d’enquêtes et analyses (BEA), ont résumé Me Bertrand Courtois et Me Sébastien Busy, qui représentent l’association de victimes AH5017 Ensemble, indique la justice française qui a présenté, jeudi, les résultats devant les parties civiles.

Deux ans après l’accident, « des compléments d’investigations sont nécessaires, des questions se posent sur la formation des pilotes et l’information des compagnies par les constructeurs », a ajouté Me Courtois, qui défend 52 proches de victimes, rapporte l’AFP. Cependant, « les juges ont précisé que toutes les pistes étaient ouvertes et rien n’était tranché », a précisé Me Courtois.

Le vol Ouagadougou-Alger s’était écrasé peu après le décollage dans le nord du Mali, dans la région de Gossi, avec 110 passagers à bord, dont 54 Français, 23 Burkinabè, ainsi que des Libanais, des Algériens, et six membres d’équipage, tous Espagnols.

Essaïd Wakli