Les 11,5 millions de documents des «Panama Papers» continuent à livrer leurs secrets. Il est question, dans ces nouvelles révélations, du mode opératoire de la firme canadienne pour obtenir des contrats en versant des pots-de-vin à des dirigeants algériens. Encore une fois, l’ombre de Farid Bédjaoui plane sur l’affaire.

SNC- Lavalin a versé des pots-de-vin s’élevant à plusieurs millions de dollars à des responsables algériens pour se voir attribuer les contrats de réalisation du complexe Koudiat Acerdoune (coût du projet 327,4 millions de dollars US) et le projet de transfert d’eau du barrage de Taksebt (coût du projet 700 millions de dollars).

C’est Radio-Canada et le Toronto Star qui ont révélé que ces malversations ont été transférées par le biais de la très mystérieuse compagnie «Cadber Investments», une entité domiciliée aux Iles Vierges Britanniques et sur laquelle plane l’ombre de Farid Bédjaoui.

La compagnie montréalaise avait ainsi déboursé près de 22 millions de dollars US à Cadber Investments pour se voir octroyer par  l’Agence nationale des barrages et transferts d’Algérie les contrats en question. Quatre millions de dollars US ont en outre été versés pour l’obtention du contrat de réalisation du projet de Taksebt. Les fonds ont transité par un compte de la succursale de la Banque Royale du Canada pour finir à Genève.

Radio-Canada a également indiqué que SNC-Lavalin a mis fin en 2013 à ses relations d’affaires avec des agents commerciaux en Algérie. Même si l’entreprise emploie toujours 350 personnes dans le pays, elle soutient n’en tirer que des revenus «négligeables», a-t-elle ajouté.

Massi M. 

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