Rien ne va plus à la Confédération algérienne du patronat (CAP). L’ancien président de cette organisation patronale, Boualem M’rakech, est accusé de continuer à monopoliser le pouvoir alors qu’il a fait l’objet d’une procédure de « retrait de confiance » en 2014. Un autre entrepreneur, Abdenour Sensri, a été élu président de la CAP en juillet 2014. Mais Boualem M’rakech refuse de lâcher prise

Les dissensions internes ont rapidement pris une tournure alarmante et les présidents de huit bureaux régionaux n’en peuvent plus de supporter les « dérives » de Boualem M’rakech, indique à Algérie-Focus Abdenour Sensri, selon lequel ce conflit dure depuis 2004. « Monsieur M’rakech ne bénéficie plus de la confiance des membres de la CAP. Il n’a jamais présenté de bilan et sa gestion est opaque », relève notre interlocuteur qui accuse son adversaire de transférer les fonds destinés à la CAP vers les comptes d’une association d’ambulanciers à Réghaïa, pour contourner le blocage des comptes bancaires de la CAP au niveau des banques publiques, CPA et BDL. « C’est une pratique scandaleuse et illégale », affirme Abdenour Sensri, d’après lequel Boualem M’rakech refuse toujours de quitter les bureaux du siège national de la CAP situés à l’hôtel El-Aurassi, à Alger.

Abdenour Sensri note, enoutre, que les subventions accordées par les pouvoirs publics à la CAP dans le cadre de programme de mise à niveau des entreprises algériennes, des financements consentis par les programmes européens MEDA 1 et MEDA 2, n’ont jamais été utilisées dans la transparence.

Face à ces accusations, nous avons tenté de faire réagir Boualem M’rakech. Malheureusement, aucune de nos sollicitions n’a abouti.