Un nouveau scandale touchant l’Algérie, dans le dossier de Panama Papers, est révélé aujourd’hui. Le site de radio Canada évoque ainsi des commissions versées par la société canadienne, SNC Lavalin, à une mystérieuse société pour obtenir des contrats en Algérie. La société s’appelle Cadber Investments et elle n’est pas enregistrée en Algérie. Elle a été créé avec l’aide de Mossack Fonseca, le cabinet d’avocats du Panama d’où émane la fuite des 11 millions de documents que l’on nomme Panama Papers.

La société canadienne a obtenu quatre milliards de dollars en contrats en dix ans. Cadber Investments devait intercéder en la faveur de SNC-Lavalin pour lui obtenir des contrats, dont celui de l’usine de traitement des eaux de Taksebt, un contrat de 750 millions de dollar.

Selon Radio Canada, Raymond Leroux, ancien vice-président de la division Afrique de SNC-Lavalin, ne sait pas qui est Cadber Investments. Pourtant, il était responsable des contrats en Algérie. Il affirme que ces années-là, il avait été écarté : « C’est moi chez SNC-Lavalin International qui étais responsable du côté commercial de l’Algérie. Mais c’est une période un peu… je ne maîtrisais pas la situation […] dans ce temps-là, ce n’était plus SNC-Lavalin qui calait les coups, mais la division [construction] avec Raymond Fortin et Sami Bebawi.»

Des révélations qui en disent long sur l’étendu de la corruption en Algérie. La justice algérienne va-t-elle encore faire l’autruche face à ces nouvelles révélations?

Essaïd Wakli

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