RND/ Ouyahia calme le jeu

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Ahmed Ouyahia a revêtu son costume de présidentiable. Lors d’une conférence de presse animée, lundi, à l’issue de la tenue du congrès de son parti, le secrétaire général du RND a mesuré ses propos. Il s’est éloigné des attaques contre ses adversaires et la presse critique.

Interrogé sur le retour médiatique de Chakib Khelil, le directeur de cabinet de la présidence de la République a rappelé qu’il a avait parlé «pendant 14 minutes». Autrement dit, il n’allait pas revenir sur un sujet qui, selon lui, ne méritait pas autant de tapage médiatique.

Les seuls critiques qui ont été formulées par Ahmed Ouyahia sont celles dirigées contre le premier ministre français, Manuel Valls, accusé de faire preuve d’indélicatesse. «Ce qui a provoqué l’indignation après la publication par M. Valls d’une image du président Bouteflika, c’est l’énorme indélicatesse. Vous êtes premier  ministre d’un pays et vous êtes reçu par le président de la République et tout ce que vous trouvez à faire, c’est de publier une image du Président Bouteflika», a déclaré M. Ouyahia.  «Le Tweet de Valls n’a rien montré, même si le président n’était pas dans un de ses meilleurs jours», a-t-il ajouté. Il a rappelé à l’occasion que le chef de l’Etat est dans cet état depuis 2012. «Ce qui n’a pas empêché les Algériens de l’élire en 2014».

Ahmed Ouyahia a ainsi repris son habit de diplomate. Il s’est «hissé» au dessus d’un « tweet » dont il «ne comprend pas le fonctionnement». Après la «mise au point », l’ancien premier ministre a affirmé que «cet  acte n’affectera pas les relations algéro-françaises».

L’autre sujet sur lequel Ouyahia a montré un sens de la mesure est la cession de parts du journal El Khabar à l’homme d’affaires Issad Rebrab. S’il pense toujours qu’«un journal est un journal et un homme d’affaires est un homme d’affaires» et que c’est le patron de Cévital qui «a politisé l’affaire», Ahmed Ouyahia trouve que le journal El Khabar est un média «respectable».

Par contre, l’ancien premier ministre s’est de nouveau montré très sévère envers le MAK et son président, accusé de «travailler» pour des «intérêts étrangers».

Essaïd Wakli