Des chercheurs algériens et étrangers ont mis en garde, lors du séminaire international de pharmacie, qui a eu lieu le 11 et le 12 mai à Sétif, contre la vente anarchique de certaines plantes médicinales. L’usage non contrôlée de ces plantes peut, selon eux, se solder par des cas de décès.

De nombreux chercheurs algériens et étrangers ont pris part à ce séminaire qui avait pour thème « La vente anarchique de produits médicamenteux fabriqués à base de plantes médicinales et les dangers qu’elles peuvent engendrer ». Les chercheurs ont été unanimes quant aux dangers découlant de la fabrication et de la vente sans autorisation de ces médicaments proposées aux consommateurs sans aucun respect des règles de précaution les plus élémentaires. «Ces produits peuvent s’avérer dangereux, voire mortels, en raison du manque d’essais cliniques», affirment ainsi les conférenciers, ajoutant que leurs non-soumissions aux essais cliniques  empêchent de répertorier les effets toxiques éventuels.

Le patrimoine floristique national riche de 1000 plantes ayant des vertus thérapeutiques offre un terrain propice à l’émergence des «aâchab» ou herboristes. Ces derniers ont tendance à pervertir les pratiques dites de médecine alternative vers laquelle se tournent de nombreux les patients algériens.

Les herboristes proposent aujourd’hui des remèdes de grand-mères dont le packaging et le produit en lui-même sont remis au goût du jour, faisant croire à des produits modernes, sous forme de gélules, de pommades et de sirops, contre des maladies incurables à l’instar du cancer, du diabète et de l’hypertension artérielle. «En plus d’être inefficaces, voire dangereux, ces produits sont très chers», indique l’un des conférenciers.

M.M.

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