Durant la décennie noire, les effectifs des groupes armés terroristes en Algérie étaient vraiment impressionnants. “Il y avait en Algérie plus de 20 mille combattants islamistes”, a indiqué à  ce sujet Louis Caprioli qui fut de 1998 à 2004, le sous-directeur chargé de la lutte contre le terrorisme à la Direction de la surveillance du territoire, plus connue sous le nom de DST, le service de renseignement français.

Dans un documentaire consacré aux violences des années 90 en Algérie, et diffusé le 15 mai dernier par France 2, ce spécialiste des réseaux islamistes en Afrique du Nord, a fait remarquer que l’Armée algérienne a eu le mérite d’affronter des groupes islamistes qui montaient terriblement en puissance durant les années 90. “C’est une armée de conscrits qui  a vaincu les groupes armés en Algérie. Une armée composée pratiquement de conscrits encadrés par des professionnels. Et le taux de désertion était faible en dépit de la sympathie dont bénéficiaient auprès de la population les groupes islamistes”, a analysé encore à  ce sujet Louis Caprioli.

De son côté, William B. Quandt, un professeur émérite en science politique de l’université de Virginie, et ancien membre du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, a témoigné également dans ce documentaire consacré à l’Algérie. Il a relevé que l’Algérie a gagné face au terrorisme parce que “L’État et ses principales structures ne se sont pas effondrées et le pays ne s’est pas divisé d’un point de vue confessionnel ou géographique”. “Les groupes islamistes ne possédaient pas de dimension internationale et aucun pays étranger n’est intervenu dans le conflit algérien comme en Syrie ou en Irak”, conclut le spécialiste américain.  

https://www.youtube.com/watch?v=TynA7Vt5bU0