La Gendarmerie nationale a confirmé ce mardi l’arrestation d’au moins deux Facebookers à M’sila en raison de leurs opinions sur l’Islam et le Coran diffusés sur les réseaux sociaux. Pour la Gendarmerie nationale, il ne s’agit nullement d’une atteinte à la liberté de croyance et de conscience. Au contraire, le commandement de la Gendarmerie affirme qu’il s’agit d’une opération pour démantelé « un réseau criminel auteur d’actes blasphématoires et de prosélytisme antimusulman via Internet ». 

« Les enquêteurs de la Gendarmerie nationale du centre de prévention des crimes cybernétiques ont identifié et arrêté deux éléments d’un dangereux réseau criminel international spécialisé dans le prosélytisme antimusulman via internet, en relation avec des ramifications internationales de prosélytisme antimusulman dans des pays du proche Orient notamment la Syrie et l’Egypte », explique clairement dans un communiqué rendu public ce mardi le commandement de ce corps de sécurité. D’après la même source, les investigations menées par les enquêteurs de la brigade de recherches de M’sila a permis d’identifier les prévenus répondant aux initiales de R.F, ouvrier journalier âgé de 27 ans et H.S âgé de 28 ans. « A l’issue d’une perquisition dans le local commercial du premier prévenu au centre ville de M’sila (il activait sans registre de commerce), les effets et matériels utilisés dans la réalisation des méfaits ont été saisis. Il s’agit précise la même source de quatre unités centrales d’ordinateurs et deux téléphones mobiles avec des enregistrements de récitation du coran par la voix du prévenu principal ».

Soulignons, d’autre part, que la Gendarmerie confirme que les deux personnes arrêtées ont été présentés « devant le procureur de la République prés le tribunal de Sidi Aissa qui a ordonné leur mise en détention ». Cependant, cette troublante affaire n’a pas encore livré tous ses secrets et beaucoup de commentateurs sur les réseaux sociaux ne partagent pas les faits avancés par la Gendarmerie nationale. Les deux personnes arrêtées animaient une Page Facebook où ils commentaient le Coran avec l’Algérien dialectal. Est-ce pour autant du blasphème ? La question se pose avec acuité d’autant plus que les explications fournies par la Gendarmerie nationale concernant ce soi-disant « réseau criminel » s’avèrent très peu convaincantes.