Hamid Grine, ministre de la Communication, a été encore une fois très clair : une dernière mise en demeure a été adressée aux chaînes de télévision privées accusées d’exploiter « un service de communication audiovisuel de « manière illégale » en Algérie, « en infraction des dispositions législatives et réglementaires applicables en la matière », explique-t-on dans un communiqué rendu public ce mardi. 

Selon ce communiqué, « le ministère de la Communication a adressé cette mise en demeure en application de ses attributions fixées par le décret exécutif n° 11-216 ». Désormais, « toute activité de communication « doit être exercée, sur le territoire national, dans le respect strict des dispositions législatives et réglementaires y afférentes et qu’il veillera, chaque fois qu’il est nécessaire, à l’application de la loi dans toute sa rigueur contre tout contrevenant », avertit le ministère de la Communication.

A travers cette mise en demeure, le ministère de la Communication confirme ainsi qu’aucune chaîne de télévision ou de radio ne pouvait être créée sans l’accord des autorités. L’Etat rappelle également que sa tolérance a des « lignes rouges qu’il ne faut pas franchir », comme l’a indiqué auparavant Hamid Grine. « Aucune chaîne de télévision ou de radio ne peut être créée sans l’accord des autorités. L’Etat algérien a été extrêmement tolérant, mais cette tolérance a des lignes rouges qu’il ne faut pas franchir », avait-il assuré.

Cette mise en demeure du ministère est la conséquence d' »une anarchie » et « de dérives » de certaines chaînes privées, qui font fi des règles de l’éthique et de la déontologie, les appelant ainsi à assurer leur mission de service public, par voie réglementaire, relève-t-on. Pour rappel, sur les 45 chaînes off-shore existantes, seulement cinq de ces chaînes de droit étranger émettaient de manière légale et ont des bureaux agréés en Algérie. Il s’agit d’Ennahar TV, d’Echourouk TV, de Dzair TV, Djazairia TV et El Hoggar TV.

 

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