L’école algérienne est «sous informatisée». L’accès aux TIC et leur utilisation dans le cursus scolaire est minime. Plus grave encore, des enseignants ne maîtrisent même pas les aspects les plus basiques de l’informatique. Certains s’orientent même vers les cybercafés pour la saisie et la mise en page de sujets d’examen.

Le ministère de l’Education nationale veut y remédier en signant un accord avec l’entreprise publique basée à Oran, Alfatron. Ce sont quelques 40 000 enseignants, issus des différentes régions du pays, qui bénéficieront d’une formation en informatique. Le DG de cette entreprise a indiqué qu’il s’agit «de formations certifiées, qui seront préparées et dispensées via Microsoft IT Academy, une plateforme de formation du géant américain de l’informatique Microsoft, partenaire d’Alfatron».

Le processus va prendre un peu de temps puisque dans un premier temps, cette entreprise va se charger de former des «formateurs» qui, pour leur part, prendront part à la formation des 40 000 enseignants. Ces derniers, désormais tous  équipés de tablettes, vont s’entraîner sur des logiciels pour produire du contenu, indique-t-on du côté d’Alfatron. Cette dernière vise, à terme, dans les deux années à venir, signale le DG de l’entreprise, à mettre sur pieds une plate-forme de E-éducation qui concernera les trois paliers de l’éducation. Le contenu sera global. Des cours et exercices dans les différentes manières seront proposés aux élèves.

Elyas Nour