Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’apprête à introduire une réforme risquée. Le département de Tahar Hadjar prépare, selon des sources médiatiques, un projet de loi qui supprimerait les restaurants et le transport universitaires. En contrepartie, les étudiants toucheront une bourse plus conséquente, évaluée à 10 000 DA par mois.

Ce n’est en réalité qu’un projet conçu depuis plusieurs années déjà. L’Etat veut ainsi économiser les milliards de dinars qu’il dépense pour nourrir et transporter des étudiants dans les différentes universités et instituts du pays. Et rien que pour le transport, ce sont des milliers de bus –qui appartiennent en majorité à Mahieddine Tahkout- qui sont déployés. Ils coûtent plus de 10 000 DA par jour et par bus. A cela, il faut ajouter les dizaines de milliers de repas distribués aux 1,5 millions d’étudiants qui se nourrissent ainsi de manière quasi gratuite.

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Cette réforme semble difficile à introduire. Car, en plus de la faiblesse de la bourse (10 000 DA par mois), l’Etat devra trouver une solution aux milliers de fonctionnaires et travailleurs qui font fonctionner actuellement les œuvres universitaires.

Des données qui font que cette réforme est très difficile à mettre en œuvre. A moins que le gouvernement ne propose des solutions radicales (multiplication des résidences et augmentation plus conséquente des bourses).

Essaïd Wakli