La crise financière aidant, les responsables algériens semblent prendre conscience que le développement national passe nécessairement par l’accroissement et l’encouragement des investissements  hors hydrocarbures. Et l’Afrique parait être une bonne option pour l’expansion des entreprises algériennes.

A cet effet, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a indiqué, hier, qu’ «un forum économique algéro-africain se tiendra du 19 au 21 novembre prochain à Alger, dans le but de développer et d’orienter les exportations algériennes hors hydrocarbures vers le continent africain». Un groupe de travail, regroupant des représentants de ce même ministère, avec ceux du département des affaires étrangères, et du Forum des chefs d’entreprises (FCE), a été installé afin de préparer ce rendez-vous.

L’un des créneaux qui intéresse le plus les industriels algériens, en ce moment, est liés à l’énergie. Il s’agit du programme d’électrification du continent, tracé par l’ONU et l’Union africaine. L’entreprise publique, Sonelgaz, et la société privée Amimer Energie semblent très intéressés. Ce dernier a d’ailleurs décroché un contrat de 116 millions de dollars au Tchad pour la construction d’une centrale électrique hybride-solaire.

D’autre part, le patron du FCE, Ali Haddad, affirme que des sociétés d’autres secteurs, comme le médicament, l’agriculture ou l’agroalimentaire sont motivés par le marché africain. De plus en plus d’entreprises algériennes souhaitent investir le continent noir, mais trouveront-elles l’appui de pouvoirs publics nourris à la mamelle de la rente?

Elyas Nour